Sur quelques lâchetés impérialistes
Discours pour MARAD, passage du Drapeau de la Libération pour la
Palestine. Place des Nations, Genève, 21 août 2024.
Depuis au moins la création de l'État d'apartheid d'Israël, la Suisse a opté pour le silence. La Cour Internationale a exposé l'illégalité de l'occupation israélienne des territoires palestiniens, demandant d'y mettre fin immédiatement. Ce à quoi la Suisse n'a pas réagi.
Gaza est en ruine et le génocide continue. Tous les jours l'oppression et les attaques sur les Palestinien·ne·x·s s'empirent en Cisjordanie, et les nombreuses attaques illégales lancées sur le Liban continuent.
Pourtant, la Suisse reste muette, conserve ses relations économiques, diplomatiques et académiques avec l'État criminel d'Israël. Sa complicité avec un génocide est indiscutable, sa neutralité, une mythologie.
Silence et violence sont les synonymes de la lâcheté impérialiste, des pays qui s'autorisent à tuer, dominer, oppresser, détruire, massacrer, violer, toujours plus pour préserver leurs intérêts hégémoniques, capitalistes et coloniaux.
Les pays occidentaux mais aussi les pays arabes, notamment le Maroc, d'où je suis originaire et qui a normalisé ses relations avec Israël depuis 4 ans, continuent leurs transactions d'armement.
Mais ce silence nous prouve que les actes d'Israël et de ses alliés ne sont pas justifiables. Et quand on en vient à la Palestine, quand on la défend, qu'on exige sa libération et que nous critiquons l'État d'Israël, toutes les libertés sont anéanties.
Nous disons notre rage, d'un pays comme la Suisse parmi tant d'autres, face à leur apathie et leurs valeurs mal placées.
Pour finir, je vous transmets le message de la militante, autrice et journaliste palestinienne Mariam Barghouti, posté il y a deux jours :
Chère.e.x.s Tou.x.t.es
Votre mobilisation est aujourd'hui plus importante que jamais. Nous ne pouvons plus tenir très longtemps.
Cordialement.
Signé : « une palestinienne vivant une boucherie »